Financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada jusqu’en 2027, un important partenariat de recherche sur la qualité de l’environnement bâti réunit – pour la première fois – 14 universités,
70 chercheurs et 68 organismes publics et privés aux plans municipal, provincial et national.

La valeur totale de ce partenariat correspondra à 8.6M$ dont: 2.5M$ du CRSH, 6.1M$ des partenaires incluant 4.2M$ de contributions en nature). Un tel investissement confirme l’engagement de tous les partenaires ainsi que l’importance de la démarche collaborative.

 

Le partenariat stimulera un dialogue vital démontrant comment ceux qui participent activement à la réflexion et à la création de l’environnement bâti à travers le Canada peuvent contribuer à une redéfinition de la qualité conduisant à plus d’équité, plus de valeur sociale et plus de durabilité à un moment critique pour notre planète.

Coordonné, depuis l’Université de Montréal, par la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence (CRC-ACME), le partenariat La qualité de l’environnement bâti au Canada : Feuilles de route vers l’équité, la valeur sociale et la durabilité s’adresse à la diversité des environnements publics qui ont un impact sur la vie quotidienne de millions de Canadiens dans les espaces urbains, les bâtiments et les paysages.

Le programme se donne 3 objectifs :
1. Analyser les limites actuelles des normes et modèles environnementaux pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
2. Co-concevoir de nouvelles voies vers l’équité, la diversité et l’inclusion dans l’environnement bâti.
3. Définir de nouveaux cadres pour la définition de la qualité afin d’améliorer la valeur sociale de l’environnement bâti grâce à des feuilles de route vers la qualité.

Pour atteindre ces objectifs, le partenariat réunit méthodologiquement 4 ensembles d’acteurs concernés par l’utilisation, l’étude, la planification, la conception, la construction et la gestion des environnements bâtis :

  • Les citoyens (représentants des communautés, y compris les minorités et les populations sous-représentées).
  • Les villes (acteurs nationaux, provinciaux et municipaux de la commande publique des environnements bâtis).
  • Organismes d’évaluation de la qualité (associations professionnelles, institutions qui décernent des prix d’excellence, conseils, villes).
  • Les universités (équipes de recherche interdisciplinaire).

Pour la première fois et à une échelle sans précédent dans les disciplines du design au Canada, le projet rassemble 14 universités, toutes les écoles d’architecture et la plupart des départements d’architecture du paysage et de design environnemental. Il mobilise 23 disciplines concernées par l’impact des environnements bâtis sur les citoyens. Soixante-huit organisations partenaires, y compris des institutions nationales et des organisations à but non lucratif, se joindront à une conversation portant sur quatre groupes thématiques afin d’aborder les considérations urgentes sur la qualité relatives à :

1- La justice spatiale et l’amélioration de la qualité de vie.
2- La résilience intégrée, la culture matérielle et la réutilisation adaptative.
3- La conception inclusive pour la santé, le bien-être, le vieillissement et les besoins spéciaux.
4- Les processus et politiques soutenant la réinvention des environnements bâtis.

Cet effort de collaboration sans précédent stimulera la formation, les stages et les connexions entre des centaines d’étudiants et des communautés de pratique. Le partenariat s’engagera dans une co-création intersectorielle de connaissances dont les résultats prendront la forme de « feuilles de route vers la qualité » (guides, analyses d’études de cas exemplaires, ressources pour la réflexion sur la conception et proposition de politiques publiques, etc.). Ceux-ci constitueront un Atlas vivant de la qualité dans l’environnement bâti instauré sur une plateforme numérique créée avec le soutien de la Fondation canadienne pour l’innovation. Conçu comme un forum public sur la valeur sociale, économique et environnementale de la qualité, l’Atlas vivant offrira un accès libre à des répertoires de projets primés, des études de cas, des analyses comparatives, des ressources et articles scientifiques, des podcasts didactiques interprétatifs, des cartes analogiques et des visualisations.

 

Subvention de partenariat du CRSH no 895-2022-1003

 

Pour consulter la liste complète des co-chercheurs, des collaborateurs et des partenaires officiels : 

Lien vers la plateforme du CRSH :

https://www.sshrc-crsh.gc.ca/results-resultats/recipients-recipiendaires/2021/pg-sp-fra.aspx

 

Comité de pilotage (2022-2023)

 

Josie C. Auger, PhD, Adjunct professor, Athabasca University

Jean-Pierre Chupin, PhD, Professeur, Université de Montréal, directeur du partenariat CRSH

Carmela Cucuzzella, PhD, Professor, Concordia University

Doramy Ehling, CEO, Rick Hansen Foundation

Terrance Galvin, PhD, Professor, Laurentian University

Thierry Montpetit, OAQ OAA, Public Services and Procurement Canada

Lyne Parent, Directrice, Association des architectes en pratique privée du Québec

Brian Robert Sinclair, PhD, Professor, University of Calgary

Federica Goffi, PhD, Professor, Carleton University

Robert M. Wright, MLA, Professor, University of Toronto

 

Dimitri Weibel, MSc Pol. Sc., coordinateur du partenariat CRSH

Le projet, dénommé Potentiels de la qualité architecturale : Équité, durabilité et ouverture culturelle, aura Jean-Pierre Chupin (Ph. D.) pour coordonnateur d’équipe. Le montant de la subvention octroyée au LEAP par le FRQSC (soutien aux équipes de recherche / Universitaire-renouvellement) pour ce projet s’élève à $423,420 et s’étalera sur une durée de 4 ans, donc jusqu’en 2027!

Pour 2022-2027, la programmation du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle prend appui sur l’arrimage de trois chaires de recherche pour aborder une problématique centrale qui impacte directement la vie quotidienne de millions de citoyennes et citoyens : la qualité des environnements bâtis.

La programmation du projet Potentiels de la qualité architecturale : Équité, durabilité et ouverture culturelle, s’articule sur 3 axes :

  • Axe 1 : Équité, justice spatiale et amélioration de la qualité de vie (arrimé à la Chaire de recherche du Canada (2) sur la justice spatiale, McGill);
  • Axe 2 : Impératifs de durabilité et qualités matérielles des environnements construits (arrimé à la Chaire de recherche en design écologique et intégré, Concordia);
  • Axe 3 : Ouverture culturelle et processus de reconnaissance de la qualité architecturale (arrimé à la Chaire de recherche du Canada (1) en architecture, concours et médiations de l’excellence, Montréal).

La réflexion collective sur la qualité entend brosser un portrait global et cohérent de notre discipline et de son renouvellement, mais également, et peut être surtout, démontrer comment les acteurs de l’environnement bâti peuvent contribuer à une redéfinition de la qualité à un moment critique de notre histoire collective. L’équipe est composée de chercheurs des quatre universités montréalaises.

  • Université de Montréal : Jean-Pierre Chupin, Georges Adamczyk, Izabel Amaral, Denis Bilodeau, Anne Cormier, Bechara Helal, Virginie LaSalle
  • Université Concordia : Carmela Cucuzzella, Cynthia Hammond
  • Université McGill : Ipek Türeli
  • UQÀM : Thomas Bernard Kenniff, Louis Martin

Résumé

Ce livre est la première étude scientifique à se concentrer sur les prix décernés dans le domaine de l’architecture et de l’environnement bâti et à enquêter sur leur croissance exponentielle depuis les années 1980. La célébration de l’excellence en architecture et dans les domaines connexes reste un phénomène sur lequel il existe étrangement peu d’examen scientifique. Il est désormais nécessaire de prendre une distance critique pour s’interroger sur ce que les prix sont censés incarner, symboliser, et peut-être mesurer. Chacun des dix chapitres de ce volume est centré sur une question liée à des thèmes aussi variés que la comparaison des prix Pritzker et Nobel, le Prix de Rome, la redéfinition de la qualité par les prix, les prix verts et la durabilité, la multiplication des prix durables, les prix du patrimoine, les prix des livres d’architecture, l’attribution des prix d’architecture scolaire, les prix comme médiations et les prix comme dispositifs pédagogiques.

Deux éloges à propos de cet ouvrage

Ce livre propose une analyse approfondie de la pratique répandue consistant à reconnaître la qualité des travaux d’architecture par des prix, des récompenses et des concours de projets décernés à des individus, des travaux collectifs et des constructions. Cette étude opportune se penche sur une culture contemporaine de la reconnaissance qui est largement considérée comme allant de soi et qui n’a pas encore été appréhendée comme un phénomène global et croissant qui a connu une croissance exponentielle depuis les années 1980. Les contributeurs abordent ainsi les controverses, les ambiguïtés et les lacunes qui entourent ce contexte, y compris les questions de préjugés sexistes, de diversité culturelle, de transparence, et la manière dont les médias, la politique et les prix financiers influent sur les prix d’architecture. Les auteurs apportent un éclairage érudit introuvable ailleurs, ce qui constitue une contribution opportune aux connaissances qui nous permettra de mieux comprendre le contexte dans lequel opèrent les pratiques architecturales contemporaines.

Federica Goffi, Ph.D.,
École d’architecture (Université Carleton)

Ce livre soulève, d’une manière tout à fait saine et rationnelle, la question controversée du jugement de la qualité dans les arts, en levant le voile sur la tendance très humaine et parfois inconvenante à favoriser les gagnants et à suivre l’argent, tout en laissant espérer un développement continu des mécanismes qui permettent des jugements valides, promeuvent la qualité authentique et encouragent les praticiens actuels et futurs. Il s’agit d’un point de vue inhabituellement équilibré. C’est un guide utile pour comprendre comment les choses ont fonctionné et pour agir intelligemment afin de rendre les choses plus équitables.

David Vanderburgh, docteur en droit,
Laboratoire d’architecture et de l’environnement bâti (Université catholique de Louvain)

Auteurs et Éditeurs

Jean-Pierre Chupin, Carmela Cucuzzella, Georges Adamczyk (Éd.)

par Dana Buntrock (University of California, Berkeley), Marco Polo (Ryerson University), Jean-Pierre Chupin (Université de Montréal), Carmela Cucuzzella (Concordia University), Sherif Goubran (The American University in Cairo, Egypt), Aurélien Catros (Université de Montréal), Adélie de Marre (Université de Montréal), Lucie Palombi (Université de Montréal), Alexandra Paré (Université de Montréal), Typhaine Moogin (Université Libre de Bruxelles), Georges Adamczyk (Université de Montréal)