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Pavillon du gouvernement canadien pour l'Exposition universelle d'Osaka 1970 / Canadian Government Pavilion Japan World Exposition Osaka 1970

1966
Osaka, Japon
  • Architecture de culture, recherche, sport ou loisir
  • Édifice
  • Lieu d'exposition
Le chantier de l'Expo 67 à Montréal était encore en cours, quand le Canada a confirmé sa participation à l'exposition suivante, celle d'Osaka 1970, devenant ainsi le premier pays étranger à confirmer présence à l'exposition japonaise. Première du genre en Asie, elle avait pour thème « progrès et harmonie pour l'humanité », dans le but de montrer au monde l'image d'un Japon développé et avant-gardiste.

Le contexte de l'organisation du concours pour le pavillon canadien à Osaka coïncide avec le développement économique de l'après-guerre, le baby-boom, la Révolution tranquille québécoise, le centenaire de la confédération canadienne et l'exposition universelle de Montréal 1967. Il y avait ainsi un certain enthousiasme avec les expositions universelles et le rôle que les pavillons nationaux pourraient jouer dans la représentation diplomatique et culturelle du pays à l'étranger. Organisé par le Ministère du commerce et la Commission des expositions du gouvernement canadien, ce concours a réuni 208 architectes, plusieurs desquels étaient aussi auteurs de bâtiments sur le site de l'exposition montréalaise.

D'une durée de six mois, et avec deux étapes de projets, ce concours soulève un débat autour d'une discussion sur quelle serait la meilleure image que le Canada devrait apporter à l'exposition japonaise. Le rapport du jury laisse claire que le pavillon doit atteindre une image « forte et dramatique » et qu'il doit se démarquer des autres pavillons de l'exposition. En bref, une image d'auto confiance. Des six projets finalistes, le jury a choisi celui des architectes de Vancouver, Arthur Erickson et Geoffrey Massey, avec l'argument que ce projet présentait l'approche la plus sensible de l'image du Canada et dégageait un lien appréciable avec la sensibilité esthétique japonaise.

(Texte CCC)