Le réseau du sens II, Extension d’un principe monadologique à l’ensemble du discours – RICABKAQ

Boudon, Pierre. (2002). Le réseau du sens II, Extension d’un principe monadologique à l’ensemble du discours. Peter Lang.

Cette recherche est née d’une insatisfaction; enseignant dans un département de communication, l’auteur s’est rendu compte qu’il était difficile, voire impossible, de construire une représentation générale du langage. Est-ce lié à sa nature qui serait irréductiblement multiple? Est-ce lié aux différents types de traitement auxquels on le soumet: analyse linguistique, analyse pragmatique, analyse sémiotique? Nous ressentons à l’heure actuelle ce morcellement comme un manque, comme l’échec de notre rationalité à circonscrire l’ensemble des propriétés du langage formant une totalité symbolique. C’est pourquoi, faute d’un organon fédérateur, on voit réapparaître certaines entreprises herméneutiques en tant qu’approche intuitive du sens.
Tel n’a pas été le choix de l’auteur; dans le cadre d’un formalisme renouvelé (pensons par exemple à la première philosophie husserlienne), il s’agit de prendre véritablement à la lettre la notion de «réseau» comme multiplicité de domaines de propriétés associés à travers un groupement de traits, appelés ici templum. Celui-ci est le filtre élémentaire d’un réseau de renvois où le message à constituer n’arrête pas de «circuler» entre ces différents domaines que sont la constitution des cadres morpho-syntaxiques, les rapports d’instanciation discursive (la temporalité, la modalité), le suivi discursif (anaphore, cataphore) ou encore la formation des objets de discours en tant que narration et/ou argumentation. C’est pourquoi ce message qui circule peut être pauvre ou complexe, comme dans le fil conversationnel, linéaire ou articulé en niveaux de langage comme dans le double sens, les figures de rhétorique, les modes direct et indirect. Bref, le réseau du sens – dont la figure emblématique est la monadologie leibnizienne en tant que cohérence plurielle – est à la base d’une construction dynamique permettant la définition du Texte en tant que discours, narrativité et/ou argumentation.

Le paradigme de l’architecture – Z5II9KKR

Boudon, Pierre. (1992). Le paradigme de l’architecture. Balzac.

L’architecture signifie t elle, représente t elle ? Chose certaine, l’architecture se prête aux plus belles métaphores en tant qu’élaboration, spéculation et interprétation d’une construction intellectuelle (architectonique mentale). Le principe de celle ci serait le paradigme, en son sens philosophique et sémiotique dont la philosophie de Leibniz serait à l’origine. Cet ouvrage savant, oscillant entre l’histoire de l’architecture, l’esthétique et les sciences cognitives, fait retour à la grande tradition vitruvienne avant d’approfondir les œuvres de Palladio et de Piranèse, qui deviennent ainsi le paradigme de la crise architecturale que nous vivons aujourd’hui entre modernité et postmodernité

Le champ sémantique de la parenté, rapport entre langage et représentation des connaissances – NFU7CJA9

Boudon, Pierre. (2002). Le champ sémantique de la parenté, rapport entre langage et représentation des connaissances. L’Harmattan. https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=4612&razSqlClone=1

A travers cet essai, l’auteur utilise les connaissances anthropologiques sur la parenté (l’alliance, la filiation, etc) pour construire un champ sémantique issu de la grammaire cognitive. Cette création sémantique est surtout la construction d’un univers de la représentation dans ses effets institutionnels, articulés sur le rapport Nature-Culture, déjà introduit par Lévi-Strauss. Avec ces constats, l’auteur tente de montrer la complexité du champ sémantique de la parenté, qui s’articule dans la coexistence des rapports organisationnels et des rapports symboliques centrés sur la représentation du corps (les humeurs, les contacts).

Concourir à l’excellence en architecture – Éditoriaux du CCC (2006-2016) – MK7F3M64

Chupin, Jean-Pierre. (2016). Concourir à l’excellence en architecture – Éditoriaux du CCC (2006-2016). Potential Architecture Books.

Fruit d’efforts collectifs, ce livre se parcourt de multiples façons, tel un guide de voyage dans la recherche de la qualité architecturale. Les textes qui composent cet ouvrage collectif, rédigés par une trentaine d’auteurs, renvoient aux ressources du Catalogue des Concours Canadiens (CCC), grande archive numérique ouverte en ligne au public depuis 2006. Ces éditoriaux proposent une sélection d’une soixantaine de concours couvrant les 70 dernières années de l’histoire canadienne avec un accent particulier sur la période contemporaine. L’œuvre est collective puisque ces concours, organisés par de nombreuses institutions publiques et privées, ont donné lieu à la conception de plusieurs centaines de projets d’architecture, d’urbanisme et de paysage, d’un océan à l’autre. Réalisés ou idéalisés, tous ces projets contribuent potentiellement à la constitution d’un patrimoine matériel et immatériel commun. Sachant que les organisateurs, concepteurs, jurés ou critiques de nos environnements n’opèrent jamais dans la solitude, on peut dire, sans exagération, que cet ouvrage est le fruit de la collaboration d’une myriade de personnes. C’est ce que nous appellerons ici : concourir à l’excellence en architecture.

Analogie et théorie en architecture – De la vie, de la ville et de la conception, même (Seconde édition revue et corrigée avec une bibliographie augmentée) – B2XE8C4G

Chupin, Jean-Pierre. (2013). Analogie et théorie en architecture – De la vie, de la ville et de la conception, même (Seconde édition revue et corrigée avec une bibliographie augmentée) (2e édition revisée). Infolio, Collection Projet et Théorie.

Si on comprend aisément que les concepteurs de formes et d’espaces aient quotidiennement recours aux figures de l’analogie pour imaginer leurs projets, on sait moins que de nombreuses théories et doctrines de l’architecture lui sont tout autant redevables. Sorte de secret mal gardé, l’analogie serait de fait une des grandes matrices de l’architecture.

Examinant rigoureusement la portée pratique et théorique de cette hypothèse, les études d’histoire critique rassemblées dans ce premier ouvrage se consacrent à trois registres de la modernité qui éclairent l’architecture contemporaine : les conceptions de la vie et de la biologie (des images du corps aux principes de la génétique),les conceptions de la ville (en reconstituant les contours et les enjeux de ce que l’architecte Aldo Rossi appelait une « ville analogue »), et les conceptions mêmes de la conception (dont les modèles analogiques permettent de rendre compte des circonvolutions de l’imagination et de la réflexion architecturale).

Le projet tectonique – DXHHGWA7

Chupin, Jean-Pierre et Simonnet, Cyrille. (2005). Le projet tectonique. Infolio.

La tectonique s’offre aujourd’hui comme une façon d’interroger le dialogue culturel entre conception et construction. Cet ouvrage rassemble les contributions d’architectes, d’artistes, d’historiens, de philosophes et de pédagogues autour du «projet tectonique» dont ils tirent une quintessence troublante et enrichissante: la fonction constructive est aussi une fiction constructive.

Ce premier volume issu des Grands Ateliers se veut également l’acte inaugural d’une production durable relative aux questionnements engendrés par la rencontre, encore peu sensible il y a dix ans, entre l’art de contruire – qui appartient à un secteur de production encore traditionnel – et les nouvelles technologies de conception et de communication.

Du potentiel des grandes structures urbaines abandonnées / On the Potential of Abandoned Large Urban Structures – 9Z9NI5ZZ

Chupin, Jean-Pierre et Abenia, Tiphaine (dir.). (2017). Du potentiel des grandes structures urbaines abandonnées / On the Potential of Abandoned Large Urban Structures. Potential Architecture Books.

Bâtiment abandonné, ruine moderne, fantôme urbain, squelette immobilier, structure désafectée… Une variété d’appellations pour tenter de circonscrire, au moins par les mots, le phénomène d’abandon de fragments entiers de villes. Cet abandon, qu’il soit partiel ou total, temporaire ou durable, est examiné́ ici au prisme du « potentiel » que pourrait représenter la survivance de ces structures. Ciblant 12 études de cas, cette première édition des Cahiers du Laboratoire d’Étude de l’Architecture Potentielle convoque autour de cette thématique la discipline architecturale, l’histoire de l’art et la sémiotique. De Montréal à Berlin, de Détroit à Turin, la variété́ des contributions est organisée autour de quatre tensions interrogeant le statut de ces structures (monumentalité/monument), leur échelle (architecture/urbanisme), les gures qu’elles cristallisent (utopie/ruine) et les imaginaires qui s’y développent (résistances / potentiels). Les auteurs le montrent : les grandes structures urbaines abandonnées, loin d’être condamnées à l’inertie, sont des vecteurs de mémoire collective, de projets potentiels, d’imaginaires multiples, mais aussi de réévaluation critique de nos sociétés contemporaines. Dès lors, la grande structure urbaine abandonnée ne peut plus seulement être du ressort de l’économie ou de la planification foncière : l’entrelacement complexe des dimensions matérielles, techniques, sociales et culturelles la constituant invite les architectes à investir les réflexions portant sur sa survivance.

L’architecture des lieux, sémantique de l’édification et du territoire – 2D6ZG65W

Boudon, Pierre. (2013). L’architecture des lieux, sémantique de l’édification et du territoire. Infolio.

L’ouvrage commence par une étude des éléments primitifs que sont le chemin, l’horizon et finalement la scène soumise au regard avec sa profondeur et ses dispositions internes.

Dans un second temps, le lieu comme tel en vient à se construire à partir de la problématique de la frontière, celle-ci définissant la relation fondamentale entre extériorité et intériorité. Cette frontière est le bord qui va établir une séparation mais aussi qui peut être lui-même habité. Il s’agit d’un être formel qui peut trouver une exemplification aussi bien dans le mur de la maison, comme dans la zone entre la ville et la banlieue, cette dernière étant elle-même une séparation entre ville et campagne, etc.

Le troisième temps est celui du territoire avec ses organisations diverses et d’abord sa centration (monocentré ou polycentré) et ses dispositifs de circulation.

Enfin vient l’ornement dont l’auteur nous dit qu’il est pure syntaxe sur la base d’opérations comme la sériation ou l’entrelacement.

Le plan de l’ouvrage semble ainsi être celui d’une genèse progressive dans laquelle chaque étape présuppose acquis les moments antérieurs. On pourrait dire tout aussi bien qu’il s’agit d’une déduction, au sens quasi juridique, des différentes figures de l’espace habitable. En cela, au-delà d’une description, il fournit en quelque sorte les principes d’engendrement des espaces complexes à partir des contraintes élémentaires définissant la notion centrale de lieu. Le lieu est la notion qui, au moins dans les trois premières étapes, configure la réflexion de l’auteur.

Il est sans doute inutile de redéfinir le motif bien connu du templum qui sert à organiser la dimension catégoriale de l’analyse. Disons cependant quelle place il occupe dans cette recherche d’une logique formelle des lieux.