LE TOURNANT ÉCO-DIDACTIQUE DES INSTALLATIONS D’ART ET DE DESIGN DANS LE DOMAINE PUBLIC (1992 – 2017)

Problématique
Ce programme de recherche permettra de cartographier et de théoriser un nouveau type de pratique de l’art environnemental qui a émergé au cours des deux dernières décennies dans les contextes urbains canadiens. Cette nouvelle forme d’art a développé un « discours explicatif » caractéristique ou une stratégie rhétorique dans le domaine public, et traverse les disciplines de l’art, de la conception environnementale et de l’architecture. Nous appellerons provisoirement cette forme d’art « installation éco-artistique ». Ce mode distinct d’installation publique ne cherche pas seulement à persuader le spectateur des priorités écologiques ; il est plutôt motivé par le besoin impérieux d’expliquer et constitue donc en soi une forme entièrement nouvelle de discours explicatif qui transfère ce que nous appelons les « éco-enseignements » dans le domaine public. Nous estimons que ces nouveaux « dispositifs » artistiques témoignent d’un changement historique dans la relation des citoyens aux questions environnementales primordiales au cours des deux dernières décennies. Dans l’écart croissant entre la conscience collective et l’engagement individuel, les artistes ont trouvé un nouveau terrain d’action pour éclairer le public.

Contribution à la connaissance
Malgré le nombre croissant d’installations d’art éco, cette catégorie n’a pas encore fait l’objet d’une attention critique, notamment en raison de la combinaison complexe de l’art, du design, de l’espace public et des éco-enseignements. Nous pensons que la raison de ce manque d’attention réside, en partie, dans le fait que ces œuvres sont intrinsèquement difficiles à évaluer selon les méthodes disciplinaires traditionnelles : elles s’inspirent des beaux-arts, tout en mettant l’accent sur un certain didactisme que les discours artistiques de la fin du 20e et du début du 21e siècle regardent avec méfiance. Ces œuvres sont souvent profondément ancrées dans la conception durable, et, si elles occupent un espace qui évoque à bien des égards l’architecture, l’urbanisme et l’aménagement paysager, elles sont rarement confinées dans l’expertise de ces professions. L’émergence de cet art peut être liée à ce que le public perçoit comme l’échec persistant des politiciens à faire face à la crise écologique. Au-delà de la constitution d’un répertoire en ligne d’installations représentatives de l’art éco canadien, le principal objectif de cette recherche est de documenter les stratégies conceptuelles qui sont le véhicule de ce nouveau discours explicatif dans l’art éco public, et de théoriser la nature didactique des éco-enseignements qui en résultent. Notre hypothèse est que ces nouvelles pratiques hybrides dans le domaine public sont les dépositaires de connaissances inexploitées et indiquent des solutions potentielles, encapsulant une dimension particulière de la conscience environnementale, tout en se distançant de l’éthos abstrait de leurs prédécesseurs. Comment ces pratiques explorent-elles la conjonction de l’art, du design, de l’espace public et de la préoccupation écologique avec des stratégies hautement didactiques ?

Portée
Outre une cartographie scientifique monographique, des publications et des communications, les résultats de cette recherche, rassemblés sur une plateforme numérique bilingue en ligne intitulée « Carte canadienne de l’éco-art », répondront à des objectifs à la fois scientifiques et éducatifs, tels que définis, entre autres, par l’UNESCO, en diffusant l’expertise canadienne dans ce domaine et en présentant spécifiquement les approches didactiques et les idées potentiellement évolutives. Dans une économie numérique en pleine croissance, cette carte sera une ressource importante et innovante pour les étudiants de tous les domaines de l’art et du design, au Canada et dans le monde entier, ainsi pour les institutions et les agents de commande. A travers elle, les citoyens pourront se familiariser davantage avec les débats et les controverses importantes sur l’environnement et seront invités à prendre part à la conversation. Notre analyse des installations d’art éco devrait permettre d’accéder à une compréhension plus approfondie des questions environnementales actuelles et constituer une base de connaissances pour les générations futures.

Carmela Cucuzzella, Cynthia Hammond et Jean-Pierre Chupin
recherche subventionnée par le Conseil de Recherche en Sciences Humaines du Canada (Programme Savoir) 2018-2022

L’ARCHITECTURE SCOLAIRE EN CENTRE-VILLE COMME ESPACE DE RECHERCHE CRÉATION

Cette recherche-création vise à explorer le potentiel didactique de l’architecture dans son rapport avec la ville à travers l’étude et la conception des lieux de l’entre-deux. La problématique de l’innovation en matière d’architecture scolaire en centre-ville canadien au 21e siècle s’y trouve abordée dans une exploration des interfaces entre l’école et la ville

La spatialité de l’entredeux a été étudiée par l’architecte Aldo van Eyck dans les années 1960 ainsi que par le théoricien et professeur Bernard Tschumi depuis le début des années 1990. Leurs écrits et leurs œuvres constituent des références importantes pour notre projet. Les lieux qui relient les espaces d’enseignement et la ville constituent encore une zone grise de la recherche actuelle sur l’architecture scolaire qui tend à s’adresser surtout à la réussite scolaire dans un objectif d’éducation, de socialisation et de qualification à l’emploi plutôt qu’à théoriser la conception des lieux. Nous considérons toutefois que l’expérience d’une architecture attentive à la qualité des espaces d’enseignement et de la ville peut contribuer à sensibiliser les jeunes citoyens à la qualité du cadre bâti.

La conception des écoles et des lieux de l’entre-deux présente de nouveaux défis car les programmes fonctionnels et techniques évoluent lentement. Ces documents techniques qui décrivent en termes qualitatifs et organisationnels les projets d’édifices et à partir desquels les écoles sont conçues reproduisent un modèle d’édifice monofonctionnel avec terrain de jeu extérieur au ras de la chaussée bien qu’il ne corresponde plus depuis longtemps aux réalités foncières des centres-villes.

De façon paradoxale, plusieurs villes canadiennes sont en déficit d’écoles élémentaires qui, pourtant, jouent un rôle clé pour favoriser le développement urbain. Cette recherche-création propose un mode d’investigation original prenant appui sur le concours d’idées. En architecture, un concours d’idées ne mène pas forcément à la construction du projet lauréat, son objectif étant de faire émerger des propositions innovantes et de contribuer activement au débat public.

En plus d’être analysés, les résultats du concours pilote seront accessibles en ligne, en français et en anglais, sur le site de Catalogue des Concours Canadiens et feront l’objet d’une exposition publique. Ce faisant, ce projet entend contribuer également à la définition de la recherche-création en architecture ainsi qu’à une meilleure compréhension du rôle des concours dans le renouvellement de la discipline et de la profession. Il soutiendra la formation de futurs chercheurs et de futurs architectes qui seront initiés à la recherche en travaillant sur des questions qui exigeront leur contribution dans les années à venir.

La méthodologie du projet reprend un principe que nous avons testé lors d’un premier projet de recherche-création CRSH qui portait sur le logement social en tant que moteur de la transformation des centres-villes canadiens et montréalais : le volet création reposait également sur la tenue d’un concours mobilisant des étudiants de niveau maîtrise.

Ce nouveau projet entend mobiliser des chercheurs des disciplines de l’architecture, de la pédagogie, de la sociologie, de la psychologie, du design urbain et du paysage en vue de développer de nouvelles collaborations pancanadiennes. À l’extérieur de la communauté des chercheurs, le projet devrait fortement intéresser les commissions scolaires des grandes villes au Canada et à l’international, ainsi que des groupes représentant diverses parties prenantes.

Anne Cormier, Jean-Pierre Chupin et Georges Adamczyk
recherche subventionnée par le Conseil de Recherche en Sciences Humaines du Canada (Programme Développement Savoir) 2018 – 2020

CHEVALIER MORALES ARCHITECTES – PROJETS RÉCENTS

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Recherches et exposition coordonnées par Georges Adamczyk et Bechara Helal

Galerie de l’Université de Montréal –  – Janvier – Mars 2018[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

LA QUALITÉ ARCHITECTURALE DES INSTITUTIONS CULTURELLES AU CANADA : DES DÉFINITIONS CHANGEANTES POUR LES PRIX D’EXCELLENCE

Problématique
Pendant les deux dernières décennies, l’omniprésence des prix d’excellence au Canada a mis en lumière la question de la qualité architecturale, notamment vis-à-vis de la conception et la construction des institutions culturelles. Au cours de cette période, la profession comme la discipline architecturale ont été confrontées à la montée de deux paradigmes majeurs à l’origine de changements radicaux dans le cadre théorique : l’impératif de l’environnementalisme et l’avènement des nouvelles technologies numériques.
Notre hypothèse est que ces changements majeurs ont influencé le jugement de la qualité de notre environnement bâti et de celle des bâtiments publics. Nous proposons de rendre explicites ces influences en les théorisant à travers une série d’analyses comparatives des prix d’excellence canadiens. Comment les critères de qualité ont-ils été établis dans les prix canadiens depuis 1995 ? Comment le jugement architectural oscille-t-il entre la signification des formes et la performance environnementale, le symbolisme et l’innovation ?

Contribution à la connaissance
Nous proposons de cataloguer, de comparer et de classer la qualité architecturale au Canada depuis le milieu des années 1990. A l’aide d’un corpus général de plus de 1300 prix attribués à des bâtiments au cours des deux dernières décennies, nous examinerons un corpus spécifique de 150 bâtiments culturels, comptant notamment des bibliothèques et des centres civiques, programmes qui suscitent un large intérêt du public pour la qualité architecturale. Cette recherche implique un discours diachronique et synchronique ainsi qu’une analyse formelle avancée. Nous comparerons des ensembles de bâtiments primés, décodant les critères de jugement et déconstruisant les dispositifs auxquels ils sont liés. À partir de ces analyses, nous élaborerons des cartographies historiques, théoriques et critiques, en tenant compte de l’échelle, du programme et de la fonction de chacun des édifices primés.

Pour traiter ce phénomène complexe, l’équipe combine l’expertise multidisciplinaire de chercheurs dans les domaines de la théorie de l’architecture, du design thinking, de l’histoire de l’art et de la science, de la conception environnementale et de la théorie de l’innovation. Notre équipe a acquis une reconnaissance internationale pour son travail sur les concours de projets avec jury. Grâce à une subvention de la Fondation canadienne pour l’innovation, nous avons acquis l’infrastructure numérique nécessaire à la documentation et au recoupement comparatif des données architecturales. Cette recherche antérieure était axée sur les projets non construits puisque les concours jugent les propositions architecturales telles qu’elles sont représentées dans une série de dessins d’architecture et de maquettes. Ce nouveau programme de recherche se concentre spécifiquement sur les prix d’excellence décernés aux bâtiments achevés, première étape méthodologique et théorique par la constitution d’une carte canadienne de la qualité architecturale.

Portée
Cette recherche permettra d’améliorer notre compréhension historique et théorique des représentations et de l’évaluation de la qualité de l’architecture publique au Canada, en particulier celle des institutions culturelles. Elle fournira une évaluation des définitions et critères récurrents en portant une attention particulière aux thèmes de l’innovation, du développement durable, de l’inclusion dans un contexte donné et de la représentation. Les résultats seront en accès libre sur Internet sous la forme d’un atlas interactif, présentant des cartographies associées aux projets exemplaires. Notre étude contribuera à une meilleure connaissance du patrimoine contemporain et s’efforcera de mettre en place les meilleures pratiques dans la formation des décideurs politiques, des comités de conception et des comités d’attribution des prix. Plus largement, une meilleure compréhension des critères de qualité architecturale aura un impact sur le jugement de la qualité au sein de toutes les disciplines qui déploient des critères qualitatifs d’excellence.

Publication
The Rise of Awards in Architecture, Vernon Press, Wilmington, 2022

Jean-Pierre Chupin, Carmela Cucuzzella, David Theodore, Georges Adamczyk
recherche subventionnée par le Conseil de Recherche en Sciences Humaines du Canada (Programme Savoir) 2017 – 2020

INNOVER EN CONTEXTE PATRIMONIAL

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Innover en contexte patrimonial :
Problématique aujourd’hui omniprésente, la conservation du patrimoine peut-elle se faire sans compromettre la pleine exploration d’une architecture contemporaine, le patrimoine du futur? L’approche actuelle du patrimoine, fondée sur la notion de valeur, laisse-t-elle place aux valeurs créatives des architectes?
Prenant appui sur la base de données des concours du Leap, cette recherche fera l’analyse comparative et critique des systèmes de valeurs et des approches dans des concours impliquant des agrandissements, des rénovations et des insertions en milieu patrimonial depuis 1990 au Canada.
Titre du projet :
Innover et conserver : créer l’architecture contemporaine au risque du patrimoine
Organisme subventionnaire :
Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada (C.R.S.H.)
Responsable :
Jacques Lachapelle


Professeurs associés :

Georges Adamczyk
Jean-Pierre Chupin
Susan Bronson
Denis Bilodeau
Pierre Boudon

Assistants de recherche :

Rim Ben Fredj, étudiante au PhD (UdeM)
Imen Ben Jemia, étudiante au PhD (UdeM)
Mathieu Pomerleau, étudiant à la MscA (UdeM)

Mélanie Jetté, étudiante à la M.Arch (UdeM)
Renée Mailhot, étudiante à la M.Arch (UdeM)
Alexandre Massé, étudiant à la M.Arch (UdeM)
Renaud Bourbonnais, étudiant au B.D.A. (UdeM)
Myriam Poulin, étudiante au B.D.A.(UdeM)

ENCADREMENT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’AIDE D’ANALOGIES NATURELLES

Titre du projet : 
Framing sustainability in contemporary projects for Canadian public spaces: a comparative analysis of the new critical role of biological models and naturalistic analogies for qualitative judgment in architectural and urban design competitions (1992-2012)

Organisme subventionnaire :

Responsable :
Carmela Cucuzzella
Jean-Pierre Chupin

Étudiants :
Anne Saint-Laurent
Manon Bruel
Marie Andrée Bérubé

Résumé de la recherche:

CONCOURS, JUGEMENT CRITIQUE ET ANALOGIE

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CONCOURS, JUGEMENT CRITIQUE ET ANALOGIE
Titre du projet :
Conflit des interprétations analogiques et jugement architectural dans les concours publics canadiens (1984-2004)
[Jean-Pierre Chupin, Georges Adamczyk, Pierre Boudon]

RÉSUMÉ DE LA RECHERCHE

Comme de nombreux pays démocratiques, le Canada soumet la conception architecturale, urbaine et paysagère de certains édifices publics à la procédure du concours. Bien qu’au Canada ce dispositif de sélection soit souvent réservé aux programmes à vocation culturelle, dans plusieurs pays européens (Allemagne, Suisse, France, Espagne), il tient lieu d’obligation pour l’intégralité de l’espace public (Tilmont, 1992; Nacher, 1999). Selon l’ampleur du programme, un concours sollicite de 3 à plus de 100 projets et les soumet à un jury composé de représentants des enjeux en présence. Ce jury doit procéder à une sélection sur la base d’un jugement consigné dans un rapport final, et le résultat devrait logiquement satisfaire aux exigences les plus hautes. La décision du jury devrait être sans appel. Dans ce cas, comment expliquer que de fréquentes contestations et des critiques a posteriori ébranlent régulièrement la crédibilité d’un tel processus, au point que les règlements de concours contiennent désormais une clause permettant au commanditaire de se désengager de la décision du jury, si celle-ci semble ne pas convenir à l’opinion publique?

Dans le contexte canadien contemporain, on peut effectivement constater que les images proposées par les architectes pour présenter leur projet ne coïncident pas toujours avec la représentation que le jury s’en fait dans son rapport final, laquelle peut à son tour diverger de ce que la réception journalistique pourra exprimer (White, 2007). Ces représentations prennent généralement la forme de formulations métaphoriques, elles-mêmes redevables de processus d’interprétation que nous qualifierons, à la suite de philosophes et de cognitivistes, « d’interprétations analogiques ». Ainsi, là où le programme du concours d’une bibliothèque appellera peut être un « livre ouvert », les architectes pourront imaginer des « étagères mobiles», là où le jury retiendra tel projet qui lui paraît une forme « de stockage flexible », la critique et le public ne verront peut être qu’une « grosse boîte rigide ». Ces échanges interprétatifs, ces jeux de renvois analogiques, prennent parfois une tournure dramatique conduisant à brouiller la réception des projets, à inverser les décisions et à invalider le processus. Une procédure démocratique est alors perçue, par le public, comme une confiscation de son espace de représentation, par les créateurs, comme un gaspillage d’énergie, par les administrateurs, comme un besoin de renforcer la dimension légale et les procédures quantitatives, au détriment du jugement qualitatif et du débat d’idées.

À partir d’un corpus de concours publics organisés au Canada entre 1984 et 2004, cette recherche a pour objectif de contribuer à la reconnaissance du « problème du jury » et des transactions de type analogique qui permettent d’en rendre compte. Cette explicitation des paramètres et des critères du jugement architectural, partira d’une analyse de « conflits d’interprétations » (Ricoeur, 1969) rapportés aux théories de l’argumentation faisant de l’analogie un véhicule cognitif (Perelman, 1969; Lakoff, 1985), et un support discursif prédominant pour la compréhension de ce mode d’«anticipation opératoire» qu’est le projet d’architecture, d’urbanisme ou de paysage (Boutinet, 1990). Prenant appui sur les travaux de philosophes du langage, d’herméneutes, de sémioticiens du textuel et du visuel, et tout en examinant la place que certaines analogies occupent dans les rares théories architecturales du jugement (Collins, 1971) ou dans les discours critiques contemporains, il s’agit à la fois de construire un modèle théorique et de concevoir, puis de mettre à l’épreuve, une grille d’analyse permettant d’évaluer la capacité des différents types de concours canadiens à prendre en compte l’impact des analogies sur le jugement. C’est un processus temporel distinguant ce qui se formule et se conçoit avant, pendant et après le jury qu’il s’agit de modéliser, avant de proposer d’éventuelles modifications des procédures administratives. Les retombées scientifiques de cette recherche viseront la théorie de l’argumentation analogique et celle du jugement architectural, mais il va de soi que l’histoire des concours et celle de l’architecture contemporaine devraient également bénéficier de ce programme scientifique, tout comme l’aide à la décision des administrateurs publics et la formation permanente des organisateurs de concours dans divers domaines de la conception et de la création.

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