CE QUI N’EST PAS ACCESSIBLE N’EST PAS PUBLIC: Une nouvelle recherche financée par le CRSH (SAVOIR) vise à mieux comprendre pour mieux remédier au manque d’accessibilité des édifices et des lieux publics dans le contexte canadien

Coordonnée par la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et qualité de l’Université de Montréal (Prof. Jean-Pierre Chupin) ce projet reçoit un financement de 412 000$ du programme SAVOIR du CRSH (2026-2031). L’approche interdisciplinaire rassemble des chercheurs en design d’intérieur de l’Université de Montréal (Dr Olivier Vallerand, Prof. Carmela Cucuzzella), en architecture de paysage de University of Toronto (Prof. Rob M. Wright) et en planification urbaine de Toronto Metropolitan University (Dr Samantha Biglieri).

 

Résumé

Il est désormais prévisible que tous les bâtiments publics ne seront pas accessibles d’ici 2040, malgré l’adoption de la Loi canadienne sur l’accessibilité (LC 2019, ch.10). En reproduisant des barrières qui excluent de fait les personnes en situation de handicap, ces lieux ne peuvent pas remplir leur rôle « public ».

Contrairement aux progrès réalisés en matière d’environnement et de durabilité, le manque de compréhension des implications spatiales des expériences liées aux handicaps et aux besoins particuliers reste un obstacle majeur aux réponses éducatives, pratiques et politiques dans toutes les disciplines de l’environnement bâti. Nos recherches antérieures ont démontré comment les prix d’excellence et les concours influencent les définitions de la qualité en architecture, en design d’intérieur, en architecture de paysage et en urbanisme.

Nous émettons l’hypothèse que les concours et les prix reflètent encore des préjugés culturels et comportementaux et ne soutiennent pas les exigences de la Loi sur l’accessibilité. Les représentations des usagers restent ancrées dans une vision du monde où le corps humain est idéalisé et normalisé par des images simplistes dont la neurodiversité est remarquablement absente. Nous proposons de rendre explicites ces barrières idéologiques et procédurales, en les théorisant à travers une série d’analyses comparatives de projets de concours et de prix d’excellence dans le contexte canadien.

À l’aide de deux bases de données constituées par notre équipe (Catalogue des Concours Canadiens et ArchiQualiData), la recherche se concentre sur une quarantaine de situations à différentes échelles de l’espace public identifiées dans des institutions canadiennes, telles que : des édifices culturels, des bibliothèques, des centres sportifs, des écoles publiques, des parcs publics et des centres civiques. De façon contradictoire, ces situations soulèvent des questions d’accessibilité à des degrés divers, bien qu’elles répondent aux exigences des normes et standards en vigueur. La recherche implique une analyse comparative qualitative des projets, celle des cadres théoriques, mais également un inventaire des approches et lacunes éducatives, ainsi que la collecte d’expériences vécues par un groupe de référence selon 4 axes :

  • Axe 1 (POLITIQUES) – Le problème des normes d’accessibilité en tant que références en matière d’accès (Coordonné par Jean-Pierre Chupin et Samantha Biglieri)
  • Axe 2 – (THÉORIES) – Repenser les représentations et les concepts d’accessibilité au prisme de la qualité inclusive (Coordonné par Olivier Vallerand et Jean-Pierre Chupin)
  • Axe 3 (MÉTHODES) – Améliorer les méthodes d’évaluation et de mesure de la qualité inclusive à travers l’expérience vécue. (Coordonné par Samantha Biglieri et Olivier Vallerand)
  • Axe 4 (PÉDAGOGIES) – Sensibilisations et formations académiques aux barrières comportementales et à la valeur sociale des environnements sans obstacle (Coordonné par les professeurs Carmela Cucuzzella et Rob Wright)

Pour traiter ce phénomène complexe, l’équipe combine une expertise multidisciplinaire dans les domaines de la théorie de l’architecture, du design thinking, des études de genre et des théories queers, des études urbaines et de la recherche en paysage. Notre équipe a acquis une reconnaissance internationale pour son travail sur les concours et les prix d’excellence. Deux subventions de la Fondation canadienne pour l’innovation ont permis la mise en place d’infrastructures numériques pour la documentation qui serviront au recoupement comparatif et qualitatif de données spécialisées qui sont offertes en libre accès.

Cette étude entend contribuer à une meilleure compréhension des limites des normes, des standards et des politiques liées à l’accessibilité. Elle appelle à une sensibilisation accrue dans l’éducation des concepteurs et conceptrices, dans la formation des fonctionnaires chargés des marchés publics, et de façon générale, dans la sensibilisation accrue des membres des jurys de concours et de prix dans tous les domaines de l’environnement bâti.

Pour toute information complémentaire :

Public Exclusions: Understanding and Addressing the Inaccessibility of Public Buildings and Places in the Canadian Context

Social Sciences and Humanities Research Council of Canada INSIGHT Grant (#435-2026-1072):

ARCHIQUALIDATA, LA BASE DE DONNÉES DE LA QUALITÉ

La base de données ArchiQualiData fournit des analyses et des études sur des milieux de vie exemplaires et primés, des expériences vécues, et des études de cas.

DÉCOUVREZ des études détaillées menées par des chercheurs, offrant un éclairage unique sur des bâtiments et des lieux d’exception.

ACCÉDEZ aux témoignages de personnes ayant directement interagi avec ces entités, enrichissant la compréhension par des récits authentiques.

TROUVEZ rapidement et facilement des informations précises sur chaque entité exemplaire, grâce à une interface simple et un système de recherche avancé.

VIVRE LA QUALITÉ AU QUOTIDIEN

Cette proposition s’inscrit dans la section Opération qualité de la Trousse qualité de la Ville de Montréal. Elle s’adresse plus particulièrement aux stratégies de pérennisation, de recadrage et de communication. Pérennisation en ce que le recueil de l’expérience vécue de la qualité est un des garants d’une bonne compréhension des cycles de vie et devrait faire partie intégrante des plans de suivi de la qualité. Leur diffusion contribuerait à un meilleur apprentissage collectif. En tant qu’éléments d’une approche réflexive, le recueil de l’expérience vécue est un déterminant des stratégies de recadrage. Mais c’est aussi en tant que point de contact avec la réalité vécue dans les édifices et lieux publics – en tant que mode de consultation en continu – que la collecte de l’expérience vécue devrait informer les stratégies de communication.

La Trousse qualité est un excellent exercice de cartographie des tenants et aboutissants de la qualité des environnements construits qui place la Ville de Montréal à l’avant-poste des stratégies municipales en la matière dans le paysage des villes canadiennes. C’est déjà ce qui nous est donné d’observer à titre d’organisateur d’un vaste projet de recherche en partenariat financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (2022-2027), de ce que les propositions de la Ville de Montréal inspirent déjà à d’autres villes canadiennes membres de notre projet.

Notre recherche partenariale s’intitule de fait : Qualité dans l’environnement construit au Canada : Feuilles de route vers l’équité, la valeur sociale et la durabilité (Pour plus d’information, voir : https://livingatlasofquality.ca/fr/home#). La présente proposition permettrait d’établir des passerelles entre les initiatives nationales et municipales. En offrant de développer un protocole de captation des expériences vécues positives de la qualité, notre proposition s’inscrit donc à la fois dans la stratégie d’exemplarité de la Ville de Montréal qui est à la source de la Trousse qualité, et elle se propose de faire le lien avec une réflexion à l’échelle du Canada. Enfin, ce projet s’inscrit dans la logique mise en place par la Politique nationale de l’architecture et de l’aménagement du territoire (Mieux habiter et bâtir notre territoire) dévoilée le 6 juin 2023 par le gouvernement du Québec. Il prend acte des onze principes directeurs et des « 6 conditions favorisant la qualité architecturale » formulés dans l’aide-mémoire « Pour une architecture humaine, durable et créative ».

Dans les environnements publics, nous partons du principe que la qualité se conçoit et se construit, mais surtout que la qualité se partage et qu’il est aujourd’hui indispensable de susciter un débat élargi sur la qualité. Il s’agit de favoriser la compréhension la plus large des déterminants de la qualité vue de répondre à la question suivante : comment accroître la capacité de la diversité des usagers des édifices publics municipaux à voir, à exprimer et à mieux comprendre ce qui définit la qualité des environnements bâtis à Montréal en les invitant à partager des expériences vécues positives de la qualité?

APPRENDRE À VOIR LA QUALITÉ ARCHITECTURALE AU QUÉBEC

Directeur de projet : 

Jean-Pierre Chupin, Professeur titulaire, École d’architecture, Université de Montréal. 

Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence.

Description du partenariat

Autour de chercheurs universitaires de la Faculté de l’aménagement (architecture, design), ce partenariat rassemble des représentants de trois grands types de parties prenantes de l’environnement bâti au Québec : (1) la commande publique, (2) les usagers et citoyens, (3) les professions et industries de la construction. En étroite collaboration avec ces partenaires, le projet vise à concevoir des interfaces de visualisation et de sensibilisation qui seront connectées sur une base de données existante (AREA) et qui comportera des analyses de cas exemplaires québécois. Il s’agit de rendre ces connaissances sur la qualité accessibles et surtout intelligibles au plus grand nombre sous la forme d’un « Atlas vivant de la qualité en architecture et dans l’environnement bâti ». Ces interfaces seront conçues et développées au Québec et permettront aux villes, groupes et professions de disposer d’une plateforme partagée.

Ce projet s’inscrit dans la logique mise en place par la Politique nationale de l’architecture et de l’aménagement du territoire (Mieux habiter et bâtir notre territoire) dévoilée le 6 juin 2023 par le gouvernement du Québec. Il prend acte des onze principes directeurs et des « 6 conditions favorisant la qualité architecturale » formulés dans l’aide-mémoire « Pour une architecture humaine, durable et créative ». Dans les environnements publics, nous partons du principe que la qualité se conçoit et se construit, mais surtout qu’elle se partage. Trop souvent définie en silos professionnels, il est aujourd’hui indispensable de susciter un débat élargi sur la qualité. Il s’agit de favoriser la compréhension la plus large des déterminants de la qualité vue de répondre à la question suivante : Comment accroître la capacité des différents acteurs du cadre bâti à voir et mieux comprendre ce qui définit la qualité des environnements bâtis au Québec? 

Dans cette proposition au programme Partenariat UdeM se trouve rassemblés des organismes représentant la commande publique (Ville de Montréal, Ville de Québec, Services publics et gouvernementaux Canada), des représentants des usagers et des groupes citoyens (CRE Montréal, Fondation Véro & Louis, Société Logique), des représentants des milieux professionnels et industriels (Association des architectes en pratique privée du Québec, Ordre des Architectes du Québec, Cécobois) autour de chercheurs et d’étudiants coordonnés par la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence (Prof. Jean-Pierre Chupin).

La sélection des études de cas, leur analyse et les opérations de visualisation didactique feront l’objet du partenariat et de ses retombées. Nous entendons la sensibilisation et la vulgarisation comme l’adaptation des connaissances techniques ou scientifiques pour les rendre accessibles aux non spécialistes. Ces interfaces publiques bénéficieront de développements spécifiques d’une plateforme numérique actuellement en phase d’implantation sur les serveurs de Calcul Québec (AREA) et dont la structure de base de données a été financée par un soutien de la Fondation canadienne de l’Innovation et le BRDV de l’Université de Montréal (CNE-R). https://data.livingatlasofquality.ca/visualization/search Les interfaces de visualisation qu’il convient de concevoir avec les partenaires-utilisateurs visent donc à créer un échantillon représentatif de la production architecturale et urbaine québécoise en identifiant des cas exemplaires de l’importance des espaces et édifices publics. À partir de cette sélection de cas exemplaires, des analyses seront déployées avec les partenaires et leur diffusion soutiendra les nouvelles attentes en matière de qualité des constructions publiques.

Projet soutenu par le Vice-rectorat à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation dans le cadre du programme Partenariat-UdeM dont le financement est accordé par le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec.

QUALITÉ DANS L’ENVIRONNEMENT BÂTI AU CANADA : FEUILLES DE ROUTE VERS L’ÉQUITÉ, LA VALEUR SOCIALE ET LA DURABILITÉ

Financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada jusqu’en 2027, ce partenariat de recherche réunit – pour la première fois – 14 universités, 70 chercheurs et 68 organismes publics et privés aux niveaux municipal, provincial et national.

Ce partenariat a pour but de stimuler un dialogue vital démontrant comment les personnes actives dans l’étude et la création de l’environnement bâti à travers le Canada peuvent contribuer à une redéfinition de la qualité qui nous amène à une plus grande équité, à une plus grande valeur sociale et à une plus grande durabilité à un moment critique pour nos sociétés et pour notre planète.

Coordonné, depuis l’Université de Montréal, par la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations d’excellence (Prof. Jean-Pierre Chupin), le partenariat porte sur la diversité des environnements publics qui ont un impact sur la vie quotidienne de millions de Canadiens dans les espaces urbains, les bâtiments et les paysages.

Le programme a trois objectifs :

  1. Analyser les limites actuelles des normes environnementales et des modèles de durabilité pour nous rapprocher des objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
  2. Co-concevoir de nouvelles voies vers l’équité, la diversité et l’inclusion dans l’environnement bâti.
  3. Définir de nouvelles définitions et cadres d’application afin d’améliorer la valeur sociale de l’environnement bâti grâce à des feuilles de route vers la qualité.

Pour atteindre ces objectifs, le partenariat réunit méthodologiquement 4 ensembles d’acteurs concernés par l’utilisation, l’étude scientifique, la planification, la conception, la construction et la gestion des environnements bâtis :

  • Les citoyens (représentants des communautés incluant les minorités et les populations sous-représentées).
  • Les villes (acteurs nationaux, provinciaux et municipaux dans les marchés publics des environnements bâtis).
  • Organisations chargées d’évaluer la qualité (associations professionnelles, institutions chargées de décerner des prix, conseils, villes).
  • Les universités (équipes de recherche interdisciplinaires).

À une échelle sans précédent dans les disciplines du design au Canada, le projet rassemble 14 universités dont toutes les écoles d’architecture ainsi que la plupart des départements d’architecture de paysage et de design environnemental. Il mobilise 23 disciplines concernées par l’impact des environnements bâtis sur les citoyens. Soixante-huit organisations partenaires, y compris des institutions nationales et des organismes à but non lucratif, se joignent à une conversation portant sur quatre groupes thématiques afin d’aborder les considérations urgentes sur la qualité relatives à :

  1. La justice spatiale et l’amélioration de la qualité de vie.
  2. La résilience intégrée, la culture matérielle et la réutilisation adaptative.
  3. Conception inclusive pour la santé, le bien-être, le vieillissement et les besoins spéciaux.
  4. Processus et politiques soutenant la réinvention des environnements bâtis.

Cet extraordinaire effort de collaboration stimule la formation, les stages et les connexions entre des centaines d’étudiants et de communautés de pratique. Le partenariat s’engage dans une co-création intersectorielle de connaissances dont les résultats prendront la forme de « feuilles de route vers la qualité » (guides, analyses d’études de cas exemplaires, ressources pour la réflexion sur la conception et propositions de politiques publiques, etc.) ). Ceux-ci constituent un Atlas vivant bilingue de la qualité de l’environnement bâti_ _sur une plateforme numérique créée avec le soutien de la Fondation canadienne pour l’innovation. Conçu comme un forum public sur la valeur sociale, économique et environnementale de la qualité, l’Atlas vivant offre un accès libre à des répertoires de projets primés, des études de cas, des analyses comparatives, des ressources et des articles scientifiques, des podcasts didactiques interprétatifs, des cartes analogiques et des visualisations.

Subvention de partenariat du CRSH no 895-2022-1003

Lien vers la plateforme du CRSH :

https://www.sshrc-crsh.gc.ca/results-resultats/recipients-recipiendaires/2021/pg-sp-fra.aspx

 

Pour savoir plus sur l’Atlas Vivant de la Qualité :

https://livingatlasofquality.ca/fr/home#

 

Pour consulter la liste complète des cocandidats, collaborateurs et partenaires officiels :

Présentation 

Contacts 

Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence 

Chaires de recherche du Canada 

Fondation canadienne pour l’innovation 

Conseil de recherches en sciences humaines

POTENTIELS DE LA QUALITÉ ARCHITECTURALE : ÉQUITÉ, DURABILITÉ ET OUVERTURE CULTURELLE

Le projet est coordonné par Jean-Pierre Chupin (Ph. D.) et Bechara Helal (Ph.D.). Le montant de la subvention octroyée au LEAP par le FRQSC (soutien aux équipes de recherche / Universitaire-renouvellement) pour ce projet s’élève à $423,420 sur une durée de 4 ans, donc jusqu’en 2027!

Pour 2022-2027, la programmation du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle prend appui sur l’arrimage de trois chaires de recherche pour aborder une problématique centrale qui impacte directement la vie quotidienne de millions de citoyennes et citoyens : la qualité des environnements bâtis.

La programmation du projet Potentiels de la qualité architecturale : Équité, durabilité et ouverture culturelle, s’articule sur 3 axes :

  • Axe 1 : Équité, justice spatiale et amélioration de la qualité de vie (arrimé à la Chaire de recherche du Canada (2) sur la justice spatiale, McGill);
  • Axe 2 : Impératifs de durabilité et qualités matérielles des environnements construits (arrimé à la Chaire de recherche en design écologique et intégré, Concordia);
  • Axe 3 : Ouverture culturelle et processus de reconnaissance de la qualité architecturale (arrimé à la Chaire de recherche du Canada (1) en architecture, concours et médiations de l’excellence, Montréal).

La réflexion collective sur la qualité entend brosser un portrait global et cohérent de notre discipline et de son renouvellement, mais également, et peut être surtout, démontrer comment les acteurs de l’environnement bâti peuvent contribuer à une redéfinition de la qualité à un moment critique de notre histoire collective. L’équipe est composée de chercheurs des quatre universités montréalaises.

  • Université de Montréal : Jean-Pierre Chupin, Georges Adamczyk, Izabel Amaral, Denis Bilodeau, Anne Cormier, Bechara Helal, Virginie LaSalle
  • Université Concordia : Carmela Cucuzzella, Cynthia Hammond
  • Université McGill : Ipek Türeli
  • UQÀM : Thomas Bernard Kenniff, Louis Martin

FUTUR DE LA RUE WELLINGTON À OTTAWA

La rue Wellington à Ottawa fait partie intégrante du boulevard de la Confédération au sein de la Cité parlementaire de notre capitale nationale. Il s’agit d’un espace civique connu pour les célébrations, les cérémonies de deuil et les manifestations pacifiques.

Le fait qu’une rue municipale traverse directement la Cité parlementaire représente depuis longtemps un défi. En 2022, des intervenants parlementaires, fédéraux et municipaux ont lancé une initiative pour faire face à ce défi.

L’équipe de la CRC-ACME réalise des études d’opportunité relatives à la mise en place d’une stratégie de design jumelant un concours d’idées réservés à des équipes d’étudiants canadiens qui serait suivi d’un concours de projet réservé à des équipes professionnelles multidisciplinaires.

https://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/citeparlementaire-parliamentaryprecinct/rehabilitation/wellington/wellington-fra.html

LES GRATTE-CIELS, UNE RÉPONSE COMPLEXE À LA MONTÉE DES EAUX

La recherche se propose de définir les principes d’une nouvelle typologie de gratte-ciel capable de répondre aux défis de la montée des eaux, à la fois grâce à une meilleure résilience des niveaux inférieurs et à des adaptations potentielles des étages supérieurs à des fins de sécurité et de collecte d’énergie.

Objectifs :
Cette recherche exploratoire mettra en évidence les catégories de gratte-ciel les plus favorables à une adaptation de leurs étages inférieurs et supérieurs visant à les rendre plus résilients.
Problématique : Comment les gratte-ciels traditionnels pourraient-ils tenir debout en cas de grandes inondations ?
Questions de recherche :
1 – Quelles sont les principales stratégies de conception qui peuvent être déployées par les architectes pour transformer les niveaux inférieurs en cas de submersion ?
2 – Comment repenser les niveaux supérieurs, afin de permettre un refuge temporaire pour les usagers ?

Portée :
De New York à Shanghai, les villes côtières sont menacées par l’élévation du niveau de la mer et les marées de tempête imprévisibles. Selon un pronostic bien connu, d’ici 2050 environ 68 % de la population mondiale vivra dans des zones urbaines (Révision des perspectives d’urbanisation mondiale, 2018), ce qui implique le développement de structures verticales. 90 % des plus grandes villes du monde sont situées en bord de mer, pourtant, jusqu’à présent, la plupart des efforts déployés pour faire face au changement climatique ont porté bien davantage sur l’atténuation que sur l’adaptation. (Depietri. McPhearson. 2017).
Ces dernières années, les questions liées à l’eau ont fait l’objet d’une grande attention de la part de la communauté internationale. La seule réponse à cette tragédie imminente est d’adopter sans délais une stratégie efficace. (Dimensions of Sustainability, 1999.)
Jusqu’à présent, plusieurs stratégies d’ajout de superstructures ont été proposées dans des villes comme New York. Par exemple, le groupe de développement JDS a redessiné les toits des immeubles résidentiels, créant malheureusement des architectures peu excitantes et réservées aux résidences luxueuses. Ce genre de solution n’est donc pas pertinente pour d’autres types de structures de grande hauteur.

Contributions à long-terme :
Cette recherche contribuera au nécessaire débat sur le design des gratte-ciels contemporains, et plus particulièrement sur l’adaptation des systèmes aux effets du changement climatique. La recherche ouvrira la voie à une stratégie d’adaptation des structures existantes. Elle permettra également de questionner l’esthétique des gratte-ciels à l’ère du changement climatique, dans laquelle ils pourraient devenir des instruments actifs de la résistance et la résilience des villes à des menaces sans précédent.

Mandana Bafghinia, candidate au doctorat, chercheuse responsable
Superviseurs : Jean-Pierre Chupin et Bechara Helal
Assistant de recherche : Conor DeSantis, étudiant en master d’études urbaines

recherche financée par le Council of Tall Building and Urban Habitat (CTBUH – student research award),

UNE ÉCOLOGIE DES CULTURES DU BOIS AU CANADA (2003-2020) : COMPARAISON DES CULTURES CONSTRUCTIVES À TRAVERS LES PROJETS ARCHITECTURAUX PRIMÉS

À l’intersection de la théorie architecturale et des études culturelles, cette recherche examine l’architecture en bois comme un univers symbolique qui nous permet d’étudier la présence de la nature dans la culture humaine. Cette recherche théorisera la diversité des expressions de la qualité dans l’architecture canadienne, des points de vue de la préoccupation environnementale, de la culture constructive et de l’expression architecturale. En considérant l’architecture en bois comme une forme d' »écologie culturelle », elle cherchera à révéler comment les cultures canadiennes représentent et symbolisent leurs relations avec la terre et les ressources naturelles, ainsi qu’avec les cultures de ses peuples fondateurs.

Malgré l’intérêt pour le bois comme alternative majeure aux matériaux de construction à base de combustibles fossiles, cette recherche met en évidence le spectre symbolique des bâtiments en bois qui va des traditions locales et indigènes à l’esthétique écologique, représentant des formes de fabrication qui reposent à la fois sur une pratique traditionnelle de l’architecture et sur les technologies de construction récentes comme la conception assistée par ordinateur. Nous cherchons à mieux interpréter et comprendre comment les progrès de la pratique architecturale et des techniques de construction affectent la façon dont l’architecture est envisagée et construite au Canada au cours des dernières décennies. Parallèlement à l’étude de l’influence des considérations environnementales sur les formes architecturales au Canada, nous donnerons un sens à la dissonance au sein de la théorie de l’architecture entre les idées sur l’interdépendance et de l’autonomie de la forme architecturale (son apparence visuelle), du matériau (de quoi il est fait) et de la signification (les messages et idéaux qu’il exprime). Cette enquête fournira également une étude empirique mettant en perspective deux points de vue théoriques en matière de théorie architecturale. Ils ont été respectivement soutenus par les auteurs Kenneth Frampton (Columbia University) et Antoine Picon (Harvard University) qui défendent des points de vue opposés sur la matérialité et la culture numérique. Considérant un corpus de projets primés centrées sur le bois comme matériau de construction durable, cette recherche évaluera l’architecture canadienne exemplaire des bâtiments culturels publics et sa reconnaissance analytique en tant que pratique culturelle. Grâce à une série d’analyses comparatives au sein d’un corpus empirique de 40 projets récompensés en Ontario et au Québec, entre 2003 et 2020, nos principaux objectifs et nos principales phases de recherche sont les suivants :

Identification et illustration des expressions culturelles dans l’architecture en bois canadienne
Afin d’obtenir une compréhension approfondie de la variété des pratiques et des cultures dans l’architecture canadienne en bois, nous documenterons et analyserons les bâtiments en bois récompensés (par le biais de photographies, de dessins, de modèles physiques, de textes, etc.) Nous étudierons et identifierons ensuite les tensions entre les discours sur la durabilité et l’expression architecturale, ce qui nous permettra de sonder la place occupée par l’architecture en bois comme (1) une forme symbolique d’environnementalisme, comme (2) une stratégie pour s’engager avec les perceptions esthétiques, comme (3) lieu d’un débat sur les cultures traditionnelles et numériques dans la conception architecturale, et comme (4) un moyen pour les concepteurs d’encourager la vitalité des communautés et industries locales.

Visualisation et diffusion des résultats de la recherche
Les 40 projets étudiés seront publiés dans une source en libre accès, l’Atlas de l’excellence en architecture, une plateforme de documentation et de recherche sur l’architecture canadienne primée. Nous soumettrons également des travaux universitaires sur l’architecture canadienne en bois à une variété de publications en libre accès et évaluées par des pairs, ainsi que des présentations scientifiques dans le cadre d’événements universitaires. D’autres documents seront rassemblés et organisés pour une exposition d’architecture en bois canadienne exemplaire.

Izabel Amaral (Laurentian University), Jean-Pierre Chupin et Carmela Cucuzzella,
recherche subventionnée par le Conseil de Recherche en Sciences Humaines du Canada (Programme développement Savoir) 2020-2022

L’ARCHITECTURE DES CAMPUS UNIVERSITAIRES

2 projets :

  • Spatializing the Missionary Encounter funded by the SSHRC 2013-2017.
  • Building Architectural Networks: American Missionary Schools in the Eastern Mediterranean funded by the FQRSC 2013-2018.

Ipek Tureli, Jean-Pierre Chupin et Carmella Cucuzzella
recherche subventionnée par le Conseil de Recherche en Sciences Humaines du Canada et le Fond Québecois de Recherche en Science Sociales 2013-2018