Conférence publique présentée par Jean-Louis Violeau : L’architecture et ses usagers (célibataires) vus par le sociologue et philosophe Jean Baudrillard

Conférence de Jean-Louis Violeau, École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes

Date : Mardi 11 mars 2025, 17h30

Lieu : Amphithéâtre 1120 de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal

Cycle de conférences du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle

 

L’architecture et ses usagers (célibataires) vus par le sociologue et philosophe Jean Baudrillard

 

Résumé :

Comment faire le tour du rapport, à la fois intime et méfiant, que Jean Baudrillard a entretenu avec l’architecture ? En partant, comme il se doit, de Disney, en passant par le canard et les Venturi, avant de s’arrêter sur la figure du monstre (architectural), pour prolonger vers Jean Nouvel et les ambiguïtés de la transparence, et enfin déboucher sur quelques projets contemporains, notamment le très condamnable Europacity. Au fil de ce trajet se dessine une double interrogation, sur ce qu’est devenu le postmodernisme architectural, mais aussi sur la persistance de la notion d’auteur en architecture. Baudrillard aura plutôt été un sociologue imaginaire, intuitif et détaché, un interprète qui s’amusait à tirer les pointillés du présent, surenchérissant pour tendre régulièrement vers le paroxysme. D’où son intérêt pour les architectures qui résistent à l’interprétation et semblent mener leur vie propre, comme détachés de leurs concepteurs, pour les tours jumelles du World Trade Center, pour le projet Biosphère II, pour Beaubourg, pour le Guggenheim de Bilbao et pour certaines architectures de Jean Nouvel. L’envers du décor : obscure et ironique toute scène a ses coulisses, toute scène est réversible, tout projet appelle son contre-projet. La part maudite attend toujours son heure. La culture pour Beaubourg, la mondialisation pour le WTC, la planète pour Biosphère II, la marchandisation des villes pour le Guggenheim de Bilbao… L’ambivalence grandit au fil de la prétention de ces projets à saturer le réel. Mais toutes ces concrétions non domestiquées ont aussi en commun d’avoir d’abord cherché à porter le tranchant de la différence dans l’équivalence généralisée. À l’ère du no fake et d’une quête partagée d’authenticité, ce regard sociologique rencontre un regain d’intérêt exprimé notamment par les choix et les conduites ambivalentes des enfants du numérique.

 

Sociologue, Jean-Louis Violeau est professeur à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes et à l’école urbaine de Sciences Po Paris. Il est chercheur au CRENAU (CNRS UMR AAU).

Il collabore régulièrement avec les revues d’architecture, en particulier AMC-Le Moniteur architecture et L’Architecture d’aujourd’hui, mais aussi plus généralistes comme Esprit, Place Publique Nantes-Saint-Nazaire ou Urbanisme. Il est par ailleurs membre du comité de rédaction de ces deux dernières revues.

Sa thèse sur Les architectes et mai 68 est parue en 2005 aux éditions Recherches, lointaines héritières de la revue éponyme lancée sous l’égide de Félix Guattari et du CERFI. La suite, en clair son HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) portant sur Les architectes et mai 81, est parue en 2011 aux mêmes éditions.

Vidéo du débat public sur l’architecture scolaire en Centre-ville!

« De quartiers d’affaires presqu’exclusivement réservés aux activités commerciales et professionnelles, les centres-villes canadiens se transforment de plus en plus en lieux de vie. On y trouve cependant peu d’écoles primaires, pourtant essentielles à un développement urbain inclusif. Et pour cause : le modèle traditionnel de l’édifice scolaire à fonction unique, de faible hauteur et équipé d’une vaste cour de récréation au niveau du sol, s’inscrit en contradiction avec un environnement à forte densité et à valeur élevée. Le cœur des métropoles attire les promoteurs, d’autant plus que les règlements d’urbanisme leur permettent de réaliser des édifices de grande hauteur, source d’importants revenus. Dans ces conditions, quelle architecture scolaire pouvons-nous imaginer pour nos centres-villes ? Et que pourrait-elle offrir aux écoliers ? »

– A. Cormier, A. Paré et G. Adamczyk, En centre-ville : une architecture à hauteur d’enfant, Potential Architecture Books, Montréal, 2024

 

Reconnaissant l’importance des enjeux de la réalisation d’écoles en centre-ville, le Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle (LEAP) a tenu une table ronde sur ce thème à l’occasion du lancement de l’ouvrage En centre-ville : une architecture à hauteur d’enfant.

 

Modérateur

Jean-Pierre Chupin, Architecte et professeur à l’École d’architecture de l’Université de Montréal, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence et directeur du LEAP

 

Panelistes

  • Robert Beaudry, Conseiller de la Ville de Montréal, membre du comité exécutif, responsable de l’urbanisme de l’OCPM et de l’itinérance
  • Carol Bélanger, Architecte en chef de la Ville d’Edmonton
  • Anne Cormier, Architecte, professeure à l’École d’architecture de l’Université de Montréal, chercheure au LEAP
  • Ève Desrosiers, Architecte, Héloïse Thibodeau architecte
  • Maryse Laberge, Architecte, nfoe
  • Claude Laurin, Architecte, Coordonnatrice planification et développement immobilier, Centre de services scolaire de Montréal
  • Jordan Owen, Promoteur junior, Mondev

 

La tenue de la table ronde a bénéficié du soutien financier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), du Vice-rectorat à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation de l’Université de Montréal (VRRCDI) et du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle (LEAP).

Comment mobiliser les étudiants, les professionnels et la commande publique aux enjeux de l’accessibilité universelle dans les espaces et lieux publics?

Dans le cadre des Entretiens du Centre Jacques Cartier, un workshop étudiant international (France Québec) et trois tables rondes pour imaginer des actions concrètes de sensibilisation en architecture, en paysage et en design à court et moyen terme.

Date : Jeudi 17 octobre 2024, 8h30 à 18h00

Lieu : Salle 1150 de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal

Places limitées. Entrée libre mais inscription obligatoire : https://www.eventbrite.fr/e/billets-sensibilisation-a-laccessibilite-universelle-dans-les-lieux-publics-1022431519197

 

Cette rencontre internationale est organisée par la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence grâce au soutien spécial du Fond Provencher_Roy et associés HQA+ (Haute qualité en architecture et accessibilité).

 

Description

Contrairement aux avancées dans la sensibilisation aux enjeux du développement durable depuis près de trois décennies, le retard dans la compréhension des enjeux spatiaux des différentes formes de handicaps et de besoins spéciaux est encore un frein majeur dans la réponse des pédagogies, des pratiques et des politiques.

Ce projet fait se rencontrer des expertises scientifiques, pédagogiques et communautaires, tant dans les enjeux et pratiques de la conception inclusive que dans les technologies numériques au service de la sensibilisation. Cette collaboration transatlantique situe la problématique du design inclusif très en amont. En deux volets, cette rencontre consiste en un atelier de sensibilisation rassemblant des étudiants lyonnais et montréalais suivi de tables rondes. Celles-ci rassembleront des chercheurs, des professionnels et des acteurs politiques et communautaires exposant les avancées en matière de sensibilisation à l’accessibilité universelle. Nous examinerons l’impact potentiel des technologies numériques et d’intelligence artificielle au service de cet objectif de réveil collectif.

 

Programme

08h30 ― Accueil des participants

09h00 ― Mot de bienvenue de la doyenne de la faculté de l’aménagement (Université de Montréal)

  • Carmela Cucuzzella, doyenne, Université de Montréal Aménagement

09h15 ― Introduction par les porteurs de la collaboration

  • Jean-Pierre Chupin, Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence, Université de Montréal Architecture
  • Olivia Rousseaux, Architecte-Ingénieure, AIA Lyon Life designers

09h45 ― TABLE RONDE #1 : LA SENSIBILISATION AUX PRINCIPES DE L’ACCESSIBILITÉ UNIVERSELLE (DIDACTIQUE DE LA COMPRÉHENSION)

  • Joelle Forest, Maîtresse de Conférences, Chargée de mission Innovation et Créativité, INSA Lyon
  • Virginie LaSalle, Professeure adjointe, Université de Montréal Design
  • Sarah Huxley, Responsable recherche et développement, Fondation Véro et Louis
  • Xavier Arnaud, Maître de conférences, ENSA de Lyon
  • Agathe Barbery, Etudiante en Master 2 Architecture, ENSA de Lyon
  • Clément Petiteau, Etudiant en 5ème année, INSA de Lyon
  • Cléo Lethier, Etudiante Bachelor 3 Architecture, Université de Montréal Architecture
  • Sandrine Bovet, Etudiante en Maîtrise 2 Architecture, Université de Montréal Architecture

11h45 ― Résumé de la table ronde par les étudiants

11h55 ― Lunch

13h00 ― TABLE RONDE #2 : LA SENSIBILISATION AUX PRINCIPES DE L’ACCESSIBILITÉ UNIVERSELLE (INTÉGRATION DANS LES PRATIQUES PROFESSIONNELLES)

  • Olivia Rousseaux, Architecte-Ingénieure, AIA Lyon Life designers
  • Sonia Gagné, Architecte principale, Provencher Roy et associés
  • Julie Leclair, Conseillère en planification, Direction des Bibliothèques, Ville de Montréal
  • Isabelle Cardinal, directrice services de consultation, Société logique design universel
  • Elisabeth Labarre, Etudiante en Maîtrise 2 Architecture, Université de Montréal Architecture
  • Simon Ledoux, Etudiant Maîtrise 1 Architecture, Université de Montréal Architecture
  • Marine Giraudon, Architecte Doctorante, ENSA de Lyon
  • Julie Brachet, Etudiante en Master Architecture, ENSA de Lyon

15h00 ― Résumé de la table ronde par les étudiants

15h00 ― Pause

15h25 ― TABLE RONDE #3 : LA SENSIBILISATION AUX PRINCIPES DE L’ACCESSIBILITÉ UNIVERSELLE (POLITIQUES ET SYSTÈMES DE NORMALISATION)

  • Katty Taillon, directrice, Fondation Véro et Louis
  • Shin Alexandre Koseki, Professeur agrégé, Chaire UNESCO paysage + MILA
  • Laurence Parent, Conseillère d’arrondissement, Présidente de la Commission sur les transports de Montréal, Vice-présidente de la Société de transport
  • Carmela Cucuzzella, doyenne, Université de Montréal Aménagement
  • Alice Chatelard, Architecte, étudiante en Maîtrise 2 Urbanisme, ENSA de Lyon
  • Alexis Mazurier, Etudiant en 5ème année, INSA de Lyon
  • Sarah Bronsard, Doctorante Géographie et Aménagement, Université Lyon 2
  • Tchango Ngamaleu, Architecte Doctorant, Université de Montréal Architecture
  • Laurene Smith, Etudiante en Maîtrise 1 Architecture, Université de Montréal Architecture

17h25 ― Résumé de la table ronde par les étudiants

17h35 ― Mot de clôture et de remerciement des organisateurs

  • Laurence Parent, Conseillère d’arrondissement, Présidente de la Commission sur les transports de Montréal, Vice-présidente de la Société de transport
  • Jean-Pierre Chupin, Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence, Université de Montréal Architecture

Une doctorante en architecture reçoit une prestigieuse bourse Trudeau

Paloma Castonguay-Rufino, étudiante au doctorat individualisé en architecture à l’École d’architecture de la Faculté de l’aménagement, a été sélectionnée comme boursière 2024 de la Fondation Pierre Elliott Trudeau. Cette année, près de 450 candidatures ont été soumises, provenant d’une quarantaine d’universités canadiennes et d’une soixantaine d’universités de partout dans le monde.

Paloma Castonguay-Rufino est étudiante au doctorat individualisé en architecture à l’Université de Montréal sous la direction du professeur Jean-Pierre Chupin. Après avoir complété un baccalauréat et une maîtrise en architecture, elle a réalisé un stage professionnel en conservation du patrimoine bâti. Son travail de recherche doctorale se situe à l’intersection de considérations environnementales, patrimoniales et sociales. Dans une perspective réflexive, elle pose un regard critique sur la notion de patrimoine industriel à l’échelle du Canada, à travers l’analyse de projets contemporains qui réutilisent les vestiges industriels urbains.

Paloma est impliquée dans des projets collaboratifs de recherche, en particulier le partenariat CRSH « Qualité de l’environnement bâti au Canada : Feuilles de route vers l’équité, la valeur sociale et la durabilité » dirigé par la Chaire de recherche du Canada en Architecture, Concours et Médiations de l’Excellence. Elle s’est engagée auprès de la relève par du mentorat de projets étudiants en architecture, comme bénévole au Comité de la relève d’Héritage Montréal, ainsi que dans des activités éditoriales au sein de différentes publications en aménagement. Elle est membre du conseil d’administration de l’Association québécoise pour le patrimoine industriel (AQPI).

Programme de la convention HALIFAX 2024 : Premières versions des 14 feuilles de route vers la qualité

Principes et objectifs de la troisième convention annuelle de partenariat du CRSH sur la qualité

En 2023, nous avons invité tous les partenaires et participants à la convention annuelle du partenariat de recherche du CRSH sur la qualité, organisée par l’Université de Calgary, afin de rendre compte des expériences positives vécues dans l’environnement bâti. L’apprentissage des meilleures méthodes de collecte des « expériences vécues » de la qualité est devenu une caractéristique majeure des 14 projets situés à travers le Canada. Cette pratique vise à améliorer notre compréhension de la signification réelle de la qualité dans la vie quotidienne des non-experts. Force est de constater que cette pratique n’est pas encore devenue un protocole de conception courant dans la plupart des milieux professionnels. Nous devons reconnaître qu’il s’agit là d’un résultat de notre projet collectif après deux années d’échanges intersectoriels. L’expérience vécue concerne les connaissances, les perceptions et les sentiments personnels au sein d’un monde dans lequel nous vivons. Nos réponses reflètent ces points de vue personnels et significatifs, contrairement aux descriptions documentées ou plus formelles.

En 2024, tous les partenaires et participants ont été invités à rendre compte d’un résultat positif basé sur leur propre expérience du projet après deux ans. Ce sera le sujet du premier café-atelier lors de la Convention d’Halifax :

  • Quels sont, selon vous, les principaux résultats positifs de notre recherche partenariale sur la qualité ?
  • Comment pensez-vous que ces deux années de travail aux niveaux local et national ont contribué à modifier votre compréhension et votre définition de la qualité de l’environnement bâti ?

L’environnement bâti est un projet collectif et, même si les concepteurs sont un élément crucial du processus global, ils ne peuvent pas se considérer comme les seuls responsables, et donc comme le seul point de référence d’une feuille de route vers la qualité. C’est là que la notion de « partenariat » devient essentielle pour élever la barre de la qualité pour tous.

Qu’est-ce qu’une « feuille de route pour la qualité » à ce stade de notre partenariat de recherche ?

L’un des principaux résultats de notre projet, qui rassemble les points de vue des citoyens, des villes, des professionnels et des chercheurs, a toujours été de produire au moins 14 feuilles de route vers une plus grande qualité de l’environnement bâti au Canada. Cet objectif a été inscrit dans le titre même de la proposition de subvention dès le premier jour, et nous avons émis l’hypothèse que cette approche renouvelée de la qualité se situait à l’intersection de l’équité et de la durabilité et que, en tant que telle, cette hypothèse commune définissait la nouvelle valeur sociale des environnements bâtis.

Pour Halifax 2024, les 14 équipes de partenaires ont été chargées de partager une première présentation de leur feuille de route pour élever le niveau de qualité. Bien qu’il s’agisse de premières esquisses, le fait que nous ayons acquis une meilleure compréhension des situations exemplaires à transformer appelle désormais des feuilles de route orientées vers l’action et non plus seulement vers la connaissance.

Chaque feuille de route incorpore son propre angle de travail localisé et spécifique comme point de départ vers une forme de généralisation. Ainsi, les 14 feuilles de route présentées dans la salle d’exposition de l’école d’architecture de Dalhousie University ne sont pas génériques. Elles incarnent une série d’instructions ou de « principes actifs » qui sont autant de moyens d’atteindre une destination.

Pour passer de la recherche à l’action, il faut clarifier chacune des 14 destinations. Celles-ci sont intimement liées à la situation qualitative problématique que les projets explorent depuis plus de deux ans, mais la destination peut en effet différer de la question de recherche. Ces objectifs doivent être formulés comme des projets ou des entreprises de transformation pour ouvrir la voie à une meilleure qualité spécifique à chaque situation et à chaque échelle. Toutes les équipes s’efforcent encore d’alterner la recherche de nouvelles connaissances et l’action transformatrice. Le titre d’une feuille de route n’est pas le titre d’un projet de recherche.

Les 14 feuilles de route sont donc des manières différentes de répondre à la même question :

Comment élever le niveau de qualité – le plus rapidement possible – compte tenu de la diversité des situations construites ?

Cette troisième convention nationale en personne a été entièrement repensée par le comité de pilotage comme une série de 4 cafés-ateliers. Ces ateliers sont destinés à nous permettre de nous rencontrer, bien sûr, mais aussi d’apprendre à travailler ensemble à plusieurs voix. Ces ateliers sont conçus comme des espaces dans lesquels les partenaires peuvent travailler ensemble pour discuter et répondre à des questions organisées autour de quatre thèmes principaux (résultats, diffusion, feuilles de route et stratégie nationale). Pour améliorer la qualité des échanges, les participants sont divisés en petits groupes (max. 15) et restent avec le même groupe tout au long des 4 cafés-ateliers. Chacun de ces ateliers est animé par une équipe de deux modérateurs qui s’assurent que le processus est mis en œuvre et que les participants travaillent sur les questions qui leur sont soumises. Une équipe d’étudiants est chargée de prendre des notes, d’enregistrer et de rendre compte des ateliers à la fin de chaque journée. Nous avons le privilège d’accueillir un groupe plus important d’étudiants et un nouveau groupe de jeunes partenaires autochtones grâce au soutien généreux de l’IRAC+RHF+OAA.

Au nom du Conseil de gouvernance et du Comité directeur, je tiens à remercier chaleureusement la grande équipe de professeurs et d’étudiants de Dalhousie University pour leur généreuse hospitalité. Nul doute que cette convention marquera un tournant dans notre parcours !

Jean-Pierre Chupin, PhD, Professeur, Architecte MOAQ, MIRAC. Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations d’excellence, Université de Montréal, et directeur du partenariat de recherche du CRSH sur la qualité de l’environnement bâti au Canada.

Analogical Thinking in Architecture. Connecting Design and Theory in the Built Environment (New York : Bloomsbury Publishing, 2023), un nouveau livre de Jean-Pierre Chupin

Description

Ce livre propose une exploration approfondie de l’utilisation riche et persistante de la pensée analogique dans l’environnement bâti. Depuis le début du XXIe siècle, la « pensée du design » a pénétré de nombreux domaines en dehors des disciplines du design, utilisée chaque fois que les frontières disciplinaires doivent être transcendées afin de penser « hors des sentiers battus ». Ce livre soutient que ces qualités ont longtemps été soutenues par la « pensée analogique » – une manière agile de raisonner dans laquelle nous pensons à l’inconnu à travers le familier.

Le livre est organisé en quatre études de cas : la première passe en revue les modèles analogiques qui ont été au cœur des représentations de la pensée du design depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui ; la deuxième étudie la persistance des analogies biologiques ; la troisième explore l’imaginaire paradoxal des « villes analogues » comme moyen d’intégrer l’architecture contemporaine dans des contextes patrimoniaux ; tandis que la quatrième analyse le potentiel critique et théorique des métaphores linguistiques et des comparaisons visuelles dans le discours sur l’architecture.

En comparant les points de vue sur le rôle des analogies et des métaphores exprimés par d’éminentes personnalités de l’architecture et des disciplines connexes du XVIIe siècle à nos jours, ce livre montre comment le « monde analogique du projet » se révèle être un champ largement ouvert d’interactions créatives et cognitives. Montrant comment l’analogie a le pouvoir de réconcilier la conception et la théorie, il s’agit d’un ouvrage incontournable tant pour les concepteurs que pour les théoriciens.

Auteur

Jean-Pierre Chupin est professeur à l’École d’architecture de l’Université de Montréal, où il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence.

Recensions

Analogical Thinking in Architecture est une étude minutieuse et opportune de l’analogie en tant qu’outil puissant pour relier la conception et la théorie dans l’environnement bâti. Chupin présente un argument convaincant sur le potentiel de la pensée analogique à renouveler les horizons épistémologiques de la théorie architecturale et à contribuer à une meilleure compréhension de la pratique contemporaine de la conception. Rédigé avec éloquence et truffé d’exemples pertinents, cet ouvrage est une lecture incontournable pour tous les étudiants en architecture, les enseignants en design et les praticiens.

Albena Yaneva, University of Manchester, UK

L’un des plus grands spécialistes de l’analogie, cette dimension fondamentale de la pensée architecturale nous offre une version anglaise élargie de sa contribution séminale à l’étude d’un sujet qui intéresse à la fois les théoriciens et les praticiens. En effet, l’analogie est la clé de la compréhension de la créativité architecturale.

Antoine Picon, Harvard Graduate School of Design, USA

En quatre chapitres, Jean-Pierre Chupin nous entraîne dans un voyage intellectuel et sensoriel, passant en revue les moments clés de la théorie et de l’histoire de l’architecture occidentale et éclairant des modes de pensée qui restent peu explorés dans la discipline. La pensée analogique en architecture est un ouvrage incontournable tant pour les chercheurs que pour les praticiens.

Dieter Dietz, EPFL Lausanne, Suisse

Jean-Pierre Chupin à Radio Canada sur les principes de Chandigarh et les dérives de l’utopie corbuséenne

Jean-Pierre Chupin invité à l’émission Tout Terrain (Janic Tremblay) de Radio Canada pour réfléchir sur l’actualité et les dérives des conceptions de l’architecture et de la ville développées par Le Corbusier à Chandigarh en Inde.

À l’occasion du Festival international du film sur l’art (FIFA) à Montréal, le the film The Power of Utopia – Living with Le Corbusier in Chandigarh sera diffusé. Lorsque l’architecte Le Corbusier a conçu la ville de Chandigarh, en Inde, il imaginait une ville qui permettrait une interaction harmonieuse entre ses habitants et habitantes, et l’environnement. Pour certaines personnes, cela représentait un progrès et un succès, alors que pour d’autres, il s’agit là d’un échec. Janic Tremblay s’entretient sur le cas de Chandigarh et plus largement sur l’architecture et l’urbanisme pensés par Le Corbusier avec Jean-Pierre Chupin, professeur à l’École d’architecture de l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence.

Pour écouter le segment de l’émission du dimanche 10 mars 2024 :

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/tout-terrain/segments/rattrapage/485206/lurbanisme-de-le-corbusier-entrevue-avec-jean-pierre-chupin

Comment recueillir la diversité des expériences vécues de la qualité?

La Ville de Montréal sélectionne la Chaire de recherche du Canada en architecture pour une recherche sur l’expérience vécue de la qualité par les usagers des édifices publics.

Jean-Pierre Chupin, Bechara Helal et Carmela Cucuzzella développeront un protocole de collecte des expériences vécues avec les doctorantes et doctorants : Firdous Nizar, Paloma Castonguay-Rufino, Yolene Handabaka, Shantanu Biswas Linkon, Cyrille Tchango Ngamaleu du programme de PhD individualisé en architecture.

La proposition de l’équipe de la Chaire de recherche du Canada en architecture, concours et médiations de l’excellence (CRC-ACME) a été sélectionnée dans le volet 1 de l’appel « Développer ensemble une plus forte culture du design – édition 2 » (Appel de proposition 2023-2024).

Projet : Protocole d’enquête et d’évaluation qualitative de la valeur sociale des édifices publics par le recueil d’expériences vécues par les usagers

Description : Protocole d’évaluation post-occupationnel de la qualité fournissant des méthodes de collecte et d’analyse de témoignages sur l’expérience vécue dans les lieux et les édifices municipaux, et création d’un recueil de récits et de fiches d’expériences vécues remarquables. L’objectif étant de mieux comprendre les facteurs qui influencent la qualité de l’expérience vécue dans les lieux et les édifices municipaux.

Le projet permettra d’enrichir les stratégies et les actions visant à pérenniser la qualité qui sont présentées dans la Trousse qualité Design Montréal (section Opération qualité).

Il contribuera aussi à l’atteinte des résultats du plan stratégique Montréal 2030, notamment en ce qui a trait à la priorité suivante : 

Priorité 19 – Offrir à l’ensemble des Montréalaises et Montréalais des milieux de vie sécuritaires et de qualité, et une réponse de proximité à leurs besoins

Plus d’information sur la CRC-ACME : https://crc.umontreal.ca

Plus d’information sur le programme de Design Montréal : https://designmontreal.com/appels/developper-ensemble-une-plus-forte-culture-du-design-edition-2?section=3948

Deux doctorantes soutiennent leur thèse de doctorat individualisé en architecture (Mandana Bafghinia et Lucie Palombi)

Mandana Bafghinia, doctorante en cotutelle entre l’Université de Montréal et l’Université Lyon 2, sous la codirection de Jean-Pierre Chupin et de Manuel Appert a soutenu sa thèse :

The Skyscraper’s Summit, as a Beacon and a Viewing Platform: New York, Paris, Montreal, Shanghai

Le 14 décembre 2023

Directeurs de thèse :

  • Université de Montréal : Professeur Jean-Pierre Chupin, Architecture
  • Université Lyon 2 : Professeurs Christian Montes et Manuel Appert, Géographie

Membres du jury :

  • Professeur William Straw, examinateur externe, McGill University
  • Professeur Xiangning Li, membre du jury, Tongji University
  • Izabel Fraga Do Amaral E Silva, Président rapporteur, Université de Montréal
  • Carmela Cucuzzella, doyenne, Faculté de l’aménagement, Université de Montréal

https://architecture.umontreal.ca/lecole/nouvelles/nouvelle/news/detail/News/avis-de-soutenance-de-these-de-mandana-bafghinia/


Lucie Palombi, doctorante sous la direction de Jean-Pierre Chupin a soutenu sa thèse :

De la textualité du projet professionnel en situation de concours en architecture: herméneutique et comparaison de textes liés à des projets lauréats de concours d’architecture au Québec entre 2010 et 2020

Le 15 janvier 2024

Directeur de thèse :

  • Professeur Jean-Pierre Chupin, Faculté d’aménagement – École d’architecture, Université de Montréal

Membres du jury :

  • Pierre Chabard, examinateur externe, École nationale supérieure d’architecture de Paris
  • Alice Covatta, membre du jury, Faculté d’aménagement – École d’architecture, Université de Montréal
  • Izabel Fraga Do Amaral E Silva, présidente, Faculté d’aménagement – École d’architecture, Université de Montréal
  • Michel Max Raynaud, représentant de la doyenne, Faculté de l’aménagement, Université de Montréal

https://architecture.umontreal.ca/lecole/nouvelles/nouvelle/news/eventDetail/Event/avis-de-soutenance-de-these-de-lucie-palombi-1/